La santé environnementale a été définie par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) lors de la première Conférence européenne sur l’environnement et la santé (1989) comme comportant « les aspects de la santé humaine et des maladies qui sont déterminés par l’environnement. Cette notion se réfère également à la théorie et à la pratique de contrôle et d’évaluation dans l’environnement des facteurs qui peuvent potentiellement affecter la santé ».
Il s’agit d’un sujet éminemment territorial. En raison de leurs localisations, de leurs histoires et de leurs modes de développement, les territoires sont plus ou moins exposés aux nuisances et aux risques qui peuvent impacter la santé des habitants.
De plus, du fait de leurs choix et de leurs actions, les territoires peuvent constituer des freins ou des soutiens à la santé environnementale. La Fabrique Prospective fait l’hypothèse que les petites villes sont des territoires porteurs en termes de santé environnementale, du fait de leur taille, de leurs ressources matérielles et immatérielles, ou encore de leurs projets.
De nombreuses politiques publiques, nationales et locales tentent de répondre aux inquiétudes liées à l’impact de l’environnement sur la santé (Plan national santé-environnement et ses déclinaisons régionales ou encore Plans Ecophyto et Ecoantibio par exemple, initiatives de collectivités en nombre croissant, etc.).
Ces politiques sont souvent basées sur une approche globale de la situation. Cependant, le caractère transverse des problématiques liées à la santé-environnement apparaît souvent difficile à appréhender, aussi bien pour les acteurs privés que pour les acteurs publics.
Il s’agit, dans le contexte concret des 4 villes participants à cette Fabrique Prospective, de mener un exercice de prospective territoriale inter-sites sur une période de 12 mois, pour voir comment aborder cette transversalité et mobiliser les acteurs du territoire autour d’objectifs partagés.
Les 4 villes concernées sont :
Pour cette opération, l’Association des Petites Villes de France est partenaire du CGET.
Nomadéis réalisera sa mission en s’appuyant sur un partenariat interdisciplinaire, constitué notamment d’Helixeo, de Sol et Civilisation et de différents experts indépendants.
Le projet consiste à organiser, dans chacune des 4 villes participantes, quatre journées d’ateliers de prospective réunissant une diversité d’acteurs (élus et services, entreprises, société civile…), afin de :
Entre les ateliers territoriaux, 3 séminaires inter-sites rassemblant des acteurs locaux des 4 villes, ainsi que des acteurs nationaux, permettront plus particulièrement :
Nomadéis et ses partenaires ont pris le parti de recourir à une méthode de prospective stratégique, afin non seulement de produire des éléments de repérage prospectif mais aussi de mobiliser et faire cheminer ensemble les acteurs vers une compréhension partagée des questions de santé-environnement à l’échelle de chacune des 4 villes et au niveau national.
La méthodologie sur-mesure proposée au CGET s’appuie sur l’approche patrimoniale, méthode de facilitation stratégique développée par AgroParisTech pour traiter des questions complexes et multi-acteurs liées à la gestion du vivant.
Pour mener à bien cette nouvelle mission, Nomadéis s’appuiera sur :
A noter que Nomadéis a déjà organisé et mis en oeuvre divers exercices de prospective, par exemple pour le compte :
Nomadéis réalise également en 2019 avec l’Institut Veolia un numéro de la revue interdisciplinaire FACTS reports sur le thème de la qualité de l’air.
Les Fabriques prospectives constituent une ingénierie stratégique au service des territoires. Chaque Fabrique comprend quatre territoires volontaires qui souhaitent travailler sur un enjeu d’intérêt national et territorial. A l’issue des travaux, chaque territoire dispose de pistes pour traduire concrètement la démarche en termes d’actions, de gouvernance, de partenariats etc. Les Fabriques aboutissent également à des préconisations d’évolutions législatives, réglementaires ou de politiques publiques.
Les Fabriques prospectives permettent à chaque territoire d’être accompagné individuellement et collectivement pendant un an par un prestataire qualifié, sélectionné par le CGET.
Les élus locaux sont au cœur de la démarche. Ils s’assurent, notamment, de la mobilisation d’un groupe de travail local (services de l’État, associations, agences d’urbanisme, chambres consulaires, habitants, entreprises, etc.) tout au long du processus.
Depuis janvier 2018, quatre Fabriques prospectives (communautés XXL, vieillissement, coopérations entre métropoles et territoires environnants, industrie) ont été lancées.